L'acteur craint que les salles obscures ne deviennent des lieux de niche, fréquentés par un public restreint de seuls passionnés.
Et si aller au cinéma devenait un rituel marginal, réservé à quelques irréductibles ?
Leonardo DiCaprio s’inquiète sérieusement de l’avenir des salles obscures. Dans un entretien accordé au Times of London, l’acteur de Titanic s’interroge frontalement : le public a-t-il encore réellement envie de se déplacer au cinéma ?
"Est-ce que les gens ont encore l’appétit pour les salles ?", se demande-t-il, avant de lâcher une image aussi frappante que mélancolique : "Est-ce que les cinémas vont devenir des silos… comme les clubs de jazz ?"
La star en chasse d'un second Oscar grâce à Une Bataille après l'autre craint que les cinémas ne deviennent des lieux de niche, fréquentés par un public restreint et passionné, exactement comme les clubs de jazz aujourd’hui. Plus clairement, le jazz était autrefois une musique populaire et grand public et aujourd’hui, il survit surtout dans quelques clubs spécialisés, souvent confidentiels. Et DiCaprio redoute que le cinéma suive le même chemin.
D'ailleurs, selon la star, le basculement est déjà bien engagé. Rapidement même :
"Tout change à une vitesse fulgurante", observe-t-il. "Nous assistons à une transition énorme. D’abord, les documentaires ont disparu des cinémas. Aujourd’hui, les drames n’y restent que très peu de temps, et les gens préfèrent attendre leur sortie en streaming. Je ne sais pas où tout cela nous mène."
Un constat lucide, presque fataliste, qui résume l’état d’un cinéma de plus en plus fragilisé par l’économie des plateformes, la réduction des fenêtres d’exploitation et l’évolution des usages.
Malgré tout, Leonardo DiCaprio refuse de baisser les bras. L’acteur espère encore que les cinéastes de demain pourront montrer leurs œuvres là où elles ont vocation à exister : sur grand écran.
"J’espère simplement qu’il y aura encore suffisamment de véritables visionnaires à qui l’on donnera l’opportunité de faire des choses uniques, visibles en salle", confie-t-il. "Mais cela reste à prouver..."







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