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« Soirée de merde » (c’est eux qui le disent) entre Victor, qui se prend un râteau et un bourre-pif, et Rainer, qui l’aime dans la nuit noire de leurs désirs... Sous influence – ou plutôt sous emprise – paternelle, Héléna Klotz, fille de Nicolas, réalise un premier film d’une immaturité confondante plein de répliques impossibles déclamées avec un sérieux meurtrier (« Si j’étais pédé, je serais marin et je descendrais jamais aux escales. ») La lumière graphique qui sculpte la nuit et les nappes électro composées par Ulysse, le frère de la réalisatrice, sauvent le film de l’atomisation.
Toutes les critiques de L'âge atomique
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
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Héléna Klotz bouscule les clichés faciles sur la jeunesse et les adolescents (...) un premier long réussi.
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Pourquoi, en dépit ou en fonction de ses errements, ce film au fond timide, pas si voyant qu'il le voudrait, donne tant envie d'être soutenu, accompagné ? Parce qu'électriquement et plastiquement, il unit l'amour du cinéma à la trouble incandescence d'une amitié.
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Deux ados, l'un ténébreux, l'autre solaire, en virée à Paris un samedi soir. L'un aime l'autre en silence, comme dans "La Fureur de vivre" ou "My Own Private Idaho". Un premier film hanté et romantique, au style étincelant. Grand prix à Angers et prix Jean- Vigo.
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Deux adolescents s’enfoncent dans la nuit parisienne pour une virée mi-festive, mi-mélancolique. Sensuel, entêtant et diablement romantique, le premier film d’une voix singulière.
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Une approche si étrange, si tranquille, mais bizarre justement à cause de ce mélange de quiétude et d’inquiétude.
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Pourquoi, en dépit ou en fonction de ses errements, ce film au fond timide, pas si voyant qu'il le voudrait, donne tant envie d'être soutenu, accompagné ? Parce qu'électriquement et plastiquement, il unit l'amour du cinéma à la trouble incandescence d'une amitié.
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Avec « l’Age atomique » (des prix en pagaille), Helena Klotz, fille de Nicolas Klotz, réalisateur de « la Blessure », combat le danger de la solennité par l’humour, place son ambitieuse mise en scène sous le signe de la fantasmagorie, ajoute le lyrisme à la poésie et fait une entrée pointue mais remarquée dans un cinéma français trop souvent captif de sa frilosité.
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Si le film fait preuve de certaines qualités plastiques, la démarche de la réalisatrice reste pourtant assez ampoulée, voire suffisante.
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Effets visuels hypnotisant, post-synchronisation des voix, jouer faux, références poétiques, bande-originale électro sublime... Tous les niveaux sont au maximum. C'est un style. Malheureusement, il agace. Car hormis le vide que dégagent ces deux jeunes gens qu'on nous impose de suivre, et dont il serait stupide de penser qu'il est le propre de la jeunesse d'aujourd'hui, malgré les clichés sur l'art et la vie qu'ils profèrent avec un esprit de sérieux tétanisant, ils ne sont pas porteurs de grand-chose. En esthétisant leur inconsistance sans y apporter de contrepoint, la jeune cinéaste flirte dangereusement avec le néant.
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ce film inégal montre un véritable charme plastique dans son traitement original du son, des lumières, et certains plans – charme qui doit beaucoup à la Nouvelle Vague, convoquée en permanence. Une première œuvre agréable donc, au moins pour ceux qui reprendraient bien un petit verre de Garrel.
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Maniée avec un bonheur inégal, la forme, entre esprit Nouvelle Vague et conte initiatique, tend à voiler de réelles qualités d'écriture et de réalisation.
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L'esthétique ultra 80, où sont même osés des effets kaléidoscopiques d'une autre époque, se situe entre "Les nuits fauves" et un Derek Jarman du pauvre. Mais s'apparente surtout à un vieux clip d'Etienne Daho ou d'Axel Bauer.
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Ce premier film (...) est un condensé de ce qui exaspère dans le cinéma français d'aujourd'hui : prétention, forme vide, mépris social... Le morne avatar d'un cinéma d'héritiers.