Faire carrière politique en étant une femme ou écolo n'est pas une mince affaire. C'est donc doublement compliqué pour Dominique Voynet qui participe depuis le début à l'invraisemblable aventure politique des Verts, créés en 1984. Depuis dix ans, elle se battait contre la déforestation des Vosges ou les centrales nucléaires de l'Est de la France, mais les veillées Munster / vin jaune avec ses copains anti-militaristes de radio Ondes Rouges ne la comblaient plus. En quelques années, Dominique se fait une place parmi les dirigeants des 153 courants qui peuplent le parti. Conseillère régionale en Franche-Comté puis député européen (1989), elle devient porte-parole du petit parti qui monte, qui monte....avant de s'éclater aux Présidentielles de 1995 (3,32%). De 1997 à 2001, sous le gouvernement Jospin, Dominique Voynet devient le premier ministre écolo de la Cinquième République et prend en charge l'Environnement et l'Aménagement du territoire. Les chasseurs et autres accros au diesel peuvent enfin se laisser aller à leurs penchants machistes. Même si elle qui pousse (avec succès) la signature française du protocole de Kyoto sur la limitation des gaz à effet de serre, elle doit aussi autoriser des expérimentations sur l'enfouissement des déchets nucléaires et sur les cultures OGM. . Dominique dérouille. Vexée, elle pantoufle au Sénat. Mais tout le monde est d'accord sur la question à se poser : les Verts ne devraient-ils pas se saborder ?2006 eut pu signer ne forme de résurrection : laissant (un peu) de côté leurs éternels conflits d'ego, les Verts investissent Dominique comme candidate. Une prise de conscience des dangers liés au réchauffement de la planète offre une conjoncture favorable au parti écolo. Las... l'animateur Nicolas Hulot cannibalise complètement la question avec son fameux Pacte écologique qu'il fait signer à tous les candidats. Tout le monde paraphe , Nicolas retourne vendre ses shampoings mais les Verts, eux, sont Grosjean comme devant et plafonnent à 2 % dans les sondages. Finalement le 21 avril au soir du premier tour, Dominique Voynet enregistre un score de 1,6 % et appelle à voter pour Ségolène Royal. Pour l'élection municipale de 2008, elle se présente à Montreuil. Lors d'une triangulaire au deuxième tour, elle est opposé à une alliance PS-PCF autour du maire sortant Jean-Pierre Brard. Elle réalise l'exploit de l'emporter face au maire sortant, en place depuis plus de 20 ans. Ses atouts : D'après son thème astral : « La prédominance des éléments planétaires à l'Ouest lui apporte souplesse et empathie, convivialité et sens de la communication. Un facteur excellent pour ses d'activités professionnelles ». Son handicap : Vu la progression de la cause féministe et celle de la (réelle) prise de conscience environnementale, notre laboratoire de prospection lui prévoit une élection dès le premier tour en 2347. Parcours politique 1984 : cofondatrice du parti politique Les Verts 1992-1994 : membre du conseil régional de Franche-Comté 1989 : députée européenne 1995 : candidate à l'élection présidentielle (3,32 %) 1997- 2001 : Ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement du gouvernement de Lionel Jospin Fin 1999-début 2000 elle trébuche sur l'affaire de l'Erika 2001 : candidate de la Gauche plurielle à Dole 2004 : élue sénatrice pour la Seine-Saint-Denis2007 : Candidate à l'élection présidentielle2008 : Elu maire de Montreuil
| Genre | Femme |
|---|---|
| Avis |

