-
Le script, embrouillé à souhait, semble mimer la néo -"politic attitude" avec son entrelacs de micro-intrigues louches et de protagonistes ambigus. On frôle parfois les clichés du genre? Soit, mais, rapidement, la fiction embarque dans son charme bizarre, ses chausse-trappes malsaines, son atmosphères claustro... Gilroy, classique et nerveux, enregistre tout au plus près: Clooney comme New-York.
Toutes les critiques de Michael Clayton
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
-
(...) le cinéma américain, pourtant réputé le plus formaté au monde, nous donne régulièrement des leçons d'engagement, voire de citoyenneté ordinaire. Il semble pourtant que l'Europe et la France connaissent aussi leur lot de scandales écolos ou politiques, d'injustice érigée en système, de complicités monnayées en euros. On aimerait que nos cinéastes s'attaquent eux aussi aux perversités du pouvoir capitaliste, avec ce même savoir-faire qui sait concilier réalisme et sens du suspense. A leur décharge, il leur manque peut-être l'essentiel : cette improbable alliance de glamour et de conscience politique baptisée George Clooney.
-
Tony Gilroy se soucie de l'époque et de ses moeurs, mais il sait aussi tenir son récit selon les règles éprouvées du thriller. Contrairement à celles d'autres films dans lesquels Clooney remettait en jeu son statut de séducteur - Syriana, The Good German -, l'intrigue de Michael Clayton reste toujours limpide, trouvant son habitat naturel dans les immeubles de bureaux trop éclairés de New York, dans les rues désertées par la nuit et l'hiver. Un film noir pour notre temps.
-
Scénariste de la trilogie des Jason Bourne, Tony Gilroy signe un polar aride et un brin dépressif, entre intrigue faite de complots à la John Grisham et ambiance âpre des thrillers des années 1970. George Clooney enfile, avec une sobriété exemplaire, le costume de cet anti-héros en plein doute, et se fait une nouvelle fois, après Syriana et Good night, good luck, le porte-parole d'un cinéma américain critique et politiquement engagé.
-
Voici un film d'une complexité digne du code des Affaires ! Composé de nombreux flash-back, le film se révèle pénible à suivre. Si le sujet fait penser à la série Damages, avec Glenn Close, qui fait actuellement un carton aux Etats-Unis, ce Michael Clayton est bien fade, hormis le regard de velours du beau George, toujours aussi renversant. Est-ce suffisant?
-
A défaut de jouer la carte de l'originalité, le scénariste de la saga Jason Bourne démontre, pour ses débuts en réalisation, un solide savoir-faire avec ce thriller efficace (dans la veine de La Firme), dont Clooney est la pierre angulaire.
-
Impossible de ne pas penser à « La firme » de Sydney Pollack, ici acteur et producteur, où un avocat idéaliste découvrait les vilenies de son cabinet. Mais notre héros est beaucoup moins propre sur lui que Tom Cruise : père indifférent, accro au jeu, endetté, doté du sens moral d’une anguille. Là où Cruise s’effarouchait très vite, il en faut pas mal au beau George pour se réveiller. Une rencontre avec des chevaux par exemple, des chevaux libres et paisibles dans le petit matin, une échappée belle… rappelant Sterling Hayden et ses rêves dans « Quand la ville dort ». Ce polar, qui retrouve certains accents du grand cinéma dénonciateur des années 70, est classique, solide, bien écrit et son principal atout, ses personnages, loins de tout stéréotype, avec mention à la « méchante » d’envergure, la trop rare Tilda Swinton.
-
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire alambiqué? C'est sans doute ce que s'est dit Tony Gilroy, le scénariste de La mémoire dans la peau, en écrivant et réalisant ce thriller auquel on ne comprend pas grand-chose pendant un bon moment. Le plus grave est qu'on s'en fiche, tant la réalisation est formatée "film du dimanche soir". George Clooney fait son boulot de star sans se fouler.